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lundi 22 octobre 2012

Super Chic : manger local


Manger local. Je sais, on dirait un peu trop un slogan à la mode qu'on nous rabâche pour se donner bonne conscience. Mais dans ce cas précis : vive la mode ! Si cela permet à tout le monde de se reconnecter aux saisons et au goût, j'encourage. 
Qu'on se le dise, manger local n'a que des bénéfices : vous soutenez les emplois, la diversité des paysages agricoles (par exemple chez moi, j'en ai marre de ne voir que des vignes et du maïs), vous profitez pleinement du goût des aliments quand c'est le bon moment (dites non aux tomates sans saveur du plein hiver) et vous éviter à tout un système de distribution de s'engraisser. 

Restons honnêtes, n'est-ce pas plus sympa d'aller à la rencontre d'un producteur, de l'entendre parler avec passion de ses produits, de partager son enthousiasme ... Si les visites de caves des viticulteurs sont si prisées, n'oublions pas que d'autres producteurs sont tout autant prêts à vous accueillir. Les apiculteurs, les éleveurs bovins ou ovins, les moulins... 
Si vous voulez faire vos courses pour moins cher et plus humain, pensez à sortir en famille pour découvrir la base de votre nourriture ! Et si vous ne connaissez pas les producteurs de votre secteur, le site Producteursdemaregion.com pourra peut-être vous donner de bonnes pistes ! Il n'y a pas encore beaucoup de références par chez moi, mais cela viendra surement ...

Sinon, pour les déjà convaincus, je trouve que le système des AMAP est assez sympa. On s'abonne pour acheter un panier de légumes par semaine, et en même temps, on s'engage à soutenir le producteur à l'année. Si la météo est dure avec lui, on continue de le soutenir même si le panier est moins garni... 
Pour trouver une AMAP près de chez vous, c'est par ici ... Réseau National des AMAP

Et pour vos sorties au restaurant, restez dans la même lignée ! Choisissez des tables de qualité qui se fournissent ou produisent directement. Quitte à y aller moins souvent mais à profiter à 100% quand on met les pieds sous la table.

Et même si secrètement, je rêve d'un vrai retour des coopératives qui centraliserait les producteurs en un point ouvert tout la semaine et qui viendrait mettre une vraie claque à la grande distribution, je me console en me disant qu'il y a un marché bi-hebdomadaire à deux pas de chez moi !

Super Chouette : mon maraicher

Cette semaine, je vais vous raconter pourquoi j'aime mon maraicher.
Même s'il n'est pas ouvert tous les jours de la semaine de 8h à 20h, je le préfère mille fois à tous les "rayons frais" des super-marchés. Déjà parce que le terme "rayon frais" n'est en soi qu'une énorme farce, puisque des légumes loins d'avoir été cueillis à maturité tentent vaguement de prendre des couleurs dans des frigos avant de venir s'échouer mollement sur des étales où la fraîcheur n'est plus le maître-mot.
J'aime mon maraicher parce qu'il a fait le choix de n'avoir que des légumes bio, que ce soit les siens ou ceux de ces collègues, je n'ai pas à me casser la tête pour savoir si ce que je cuisine risque de contenir d'horribles pesticides. Et honnêtement, quand on voit ce genre de paniers, on a envie de tout prendre, non ?



Quand nous sommes arrivés, la gentille maraichère nous a dit "En ce moment, c'est la meilleure période pour préparer des réserves, on a encore de tout !". Résultat, nous avons fait le plein en prenant une énorme cagette : carottes, poivrons, mâche, épinards, chou romanesco, fenouil, courgettes, potiron, patates, aubergines ... un inconnu : le persil tubéreux qui ressemble au panais (la carotte blanche à gauche sur la photo), mais qui est plus petit, avec un goût de persil tout doux. Pour la gourmandise et par joie d'en trouver des bio, deux gros avocats ! Je les adore mais je n'en consomme plus beaucoup.




Bien sûr, je suis obligée de faire appel au maraîcher parce que notre minuscule carré potager ne m'a donné que des salades et des tomates lorsque c'était la saison, de quoi faire 4 théières de verveine citronnée, et il me reste un gros pied de blettes alors que je vois de petits choux de bruxelles faire leur apparition. Pas de quoi faire des réserves suffisantes pour l'hiver et pas moyen de soutenir la comparaison avec les merveilles proposées. Toutefois, je suis certaine que beaucoup de personnes pourraient y parvenir, avec une surface raisonnable. Nous ne pourrions pas, ici en montagne, du moins pas sans serre. L'altitude a ses charmes et ses inconvénients, et nous apprendrons de nos erreurs chaque année.

En tous cas, je suis contente de pouvoir faire le choix de mes achats en cohérence avec mes croyances. C'est ça le vrai pouvoir d'achat et je mesure ma chance. 




Et quand on voit une belle remorque remplie d'énormes potirons colorés (et surtout pas uniformes), on se dit qu'en plus d'être belle, la nature est vraiment sympa avec ceux qui la traitent bien. 





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